Halloween en chinois : le vocabulaire d’une nuit à Taipei
Un seau en forme de citrouille se balance au bout d’une petite main. Un chapeau de sorcière passe devant une vitrine. Un peu plus loin, des amis s’arrêtent pour admirer un costume qui ressemble étrangement à un employé de bureau à bout de forces. À Halloween, Taipei laisse de la place au mignon, à l’effrayant et aux idées très particulières. Si tu apprends le mandarin, c’est aussi une bonne occasion de rencontrer de nouveaux mots dans une vraie scène, plutôt que dans une liste de monstres sans rapport entre eux.
Ce guide du vocabulaire d’Halloween en chinois suit ce que tu pourrais voir et dire au fil de la soirée : les décorations, les déguisements, la tournée des bonbons, le défilé et la demande inévitable d’une photo de groupe. Chaque carte présente les caractères simplifiés sur une première ligne et les traditionnels sur une seconde, suivis du pinyin pour la prononciation. C’est particulièrement utile ici : à Taïwan, les affiches d’événements sont en caractères traditionnels, alors que beaucoup d’apprenants ont commencé par les simplifiés.
Comment dire Halloween en chinois ?
En mandarin courant, Halloween s’appelle wànshèngjié. Le dernier caractère, jié, désigne une fête. Les deux premiers renvoient aux saints du nom. Ajoute kuàilè et tu obtiens un souhait amical pour Halloween. Tu peux le dire à un camarade déguisé ou à la personne qui distribue des bonbons dans une boutique.
Le cri le plus connu est bù gěi táng jiù dǎodàn, l’équivalent chinois de « des bonbons ou un sort ». Tu peux l’entendre sur un parcours pour enfants ou le lire sur une affiche. À Taïwan, ces parcours passent souvent par les commerces inscrits à l’événement. N’en conclus pas que chaque porte d’appartement participe au jeu : suis les boutiques indiquées et l’itinéraire donné par les organisateurs.


La deuxième carte, « Ton costume est trop chouette », servira sans doute plus souvent à un adulte que le slogan des bonbons. Elle convient quand la tenue élaborée d’un inconnu attire ton regard et elle peut lancer une vraie conversation. Un sourire, un geste vers le costume et la phrase suffisent. Pas besoin de faire d’abord tout un exposé sur Halloween en mandarin.
Ce que tu vois avant même la fête
Il est rare d’avoir besoin de nommer toutes les créatures d’Halloween en une soirée. Les objets juste devant toi reviennent bien plus souvent : une citrouille sur un comptoir, un seau à bonbons, un masque ou des décorations dans une vitrine. Ces mots te permettent de lire la scène autour de toi.








La différence entre une citrouille et une lanterne-citrouille est petite, mais pratique. Le légume est nánguā. En ajoutant dēng, « lampe », tu obtiens la décoration lumineuse. Nánguātǒng désigne encore autre chose : le seau dans lequel un enfant récolte ses bonbons. Cette composition se retient facilement quand tu vois quelqu’un saisir la poignée d’une citrouille en plastique orange.
Le masque et les décorations ne vivent pas seulement au mois d’octobre. Un masque peut revenir dans un spectacle ou à une autre fête. On retrouve les décorations au Nouvel An, à un anniversaire ou à l’ouverture d’un magasin. Halloween te donne une première image vive de ces mots, mais certainement pas leur unique emploi. C’est une bonne raison d’apprendre les noms des objets ordinaires avant ceux de tous les monstres du cinéma.
À Taipei, tu peux aussi repérer un guǐwū sur le plan d’un événement : c’est une attraction de maison hantée. Le composé réunit « fantôme » et « maison ». Une fois les deux éléments connus, son sens est assez transparent. Sur place, cette lecture rapide t’aidera davantage qu’une longue description en anglais de l’attraction.
Parler des déguisements, pas seulement des monstres
La question la plus utile n’est pas « Comment dit-on vampire en chinois ? », mais « Tu te déguises en quoi ? ». Dès que ton ami répond, le nom des monstres prend un sens concret. Le mandarin propose plusieurs mots pour parler des costumes. Biànzhuāng évoque le changement d’apparence; zhuāngbàn peut désigner la tenue ou l’action de se déguiser. Pour dire « se déguiser en vampire », bànchéng, dans la promenade interactive plus bas, te donne une structure de phrase souple.








Certains costumes se reconnaissent tout de suite : chapeau pointu de sorcière, cape de vampire, visage peint en squelette. D’autres sont des blagues locales ou une observation très précise de la vie quotidienne. C’est une partie du plaisir d’une balade dans la foule d’Halloween à Taipei. En 2025, des reportages à Xinyi montraient aussi bien des personnages de fiction familiers que des imitations amusées de gens ordinaires. Tu n’as pas besoin de comprendre chaque référence. Demande en quoi la personne est déguisée et écoute sa réponse.
Une petite précision de langue peut t’éviter un drôle de malentendu. Guǐ est un terme large pour un fantôme ou un esprit. On le retrouve dans « maison hantée » et « vampire », mais ces composés ne désignent pas tous la même créature. Une liste de vocabulaire peut donner l’impression de catégories parfaitement rangées. À une fête, le costume sous tes yeux reste le meilleur indice. Si tu hésites, une question curieuse vaut mieux que d’appeler « fantôme » la tenue de vampire patiemment fabriquée par quelqu’un.
Comment fête-t-on Halloween à Taïwan ?
À Taipei, Halloween n’a pas un seul visage. À Tianmu, le festival annuel du quartier commerçant suit un rythme familial : des enfants costumés, des bonbons dans les boutiques participantes, un défilé, un marché et les petites négociations autour d’un seau-citrouille qui commence à peser lourd. L’événement attire depuis des années de grandes foules. Le programme de l’organisateur pour 2026, vérifié fin septembre, annonce un défilé costumé avec bonbons le 23 octobre, puis le grand marché du parc et le parcours des commerces participants le 24 octobre. Vérifie tout de même la dernière annonce avant de partir : la météo a déjà obligé l’événement à changer de date.
À Xinyi, l’ambiance devient plus tardive et plus adulte. Les groupes costumés remplissent les rues commerçantes et les lieux de sortie, s’arrêtent pour prendre des photos et rejoignent des soirées. Les tenues ne se limitent pas à l’horreur. Personnages de la culture populaire et plaisanteries pince-sans-rire sur le quotidien peuvent attirer autant de regards qu’un monstre classique. Voilà pourquoi « citrouille » et « fantôme » ne suffisent pas. Savoir demander une photo, parler d’un défilé ou complimenter un costume fait avancer la conversation.
Les festivités dépassent aussi le centre de Taipei. On trouve des activités scolaires, des événements dans d’autres quartiers commerçants et de grands festivals ailleurs à Taïwan. Ce que tu rencontreras dépendra du lieu et des commerces participants. La bonne question n’est pas de savoir si chaque foyer célèbre Halloween, mais ce que cette rue, cette école ou cette salle a organisé, et quels mots t’aideront à y prendre part.








Trois mots de cette série dessinent déjà le plan d’une soirée. Shāngquān est le quartier commerçant où plusieurs entreprises montent un événement commun. Shìjí est le marché que tu peux y trouver. Yóuxíng désigne le défilé qui traverse le quartier ou se rassemble à proximité. Si une annonce emploie les trois, tu sais déjà quel type de fête t’attend, même sans comprendre l’horaire détaillé. Notre article sur le vocabulaire chinois du marché t’aidera aussi à te débrouiller devant les stands de nourriture.
Cinq phrases pour une nuit à Taipei
L’exercice suivant transforme les mots en petites décisions. Imagine que tu passes des décorations à une boutique de costumes, puis au parcours des bonbons et au défilé. À chaque étape, essaie de dire quelque chose avant de dévoiler la réponse. La phrase n’a pas besoin d’être parfaite dès le premier essai. L’important est de relier la situation aux mots que tu peux retrouver pendant qu’elle se déroule encore.
Cinq moments. Cinq phrases utiles.
Suis la rue des premières décorations jusqu’à la photo de groupe. Ouvre chaque étape pour voir les deux écritures.
01
Devant les décorations
Les lanternes orange s’allument devant les boutiques.
Joyeux Halloween !
02
À la boutique de costumes
Un ami hésite encore sur sa tenue.
Tu vas te déguiser en quoi ?
03
Sur le parcours des bonbons
Tu cherches les commerces participants.
Où peut-on aller chercher des bonbons ?
04
Avant le défilé
Tu entends de la musique et vois la foule se rassembler.
À quelle heure commence le défilé ?
05
Pour la photo de groupe
Tout le monde est enfin dans le cadre.
Tu peux nous prendre en photo ?
Essaie de dire la phrase avant d’ouvrir l’étape suivante. La situation t’aide à retrouver les mots.
La question sur le costume est particulièrement souple. Change le dernier mot pour demander quelle tenue quelqu’un a choisie, ou utilise la même structure pour annoncer ton propre projet. La demande de photo te suivra encore plus loin : à un anniversaire, en randonnée ou devant un restaurant. Halloween fournit une scène mémorable, mais le mandarin reste utile une fois les décorations rangées.
Pour le parcours des bonbons, retiens le petit verbe tǎotáng. Il te dit ce que font les enfants devant les commerces participants. Le long cri « des bonbons ou un sort » est amusant à reconnaître, mais il ne remplace pas la compréhension d’une annonce qui précise où et quand les bonbons sont distribués. Si une affiche contient des mots inconnus, colle sa phrase dans le Chinese Reader de Merry Mandarin et touche chaque mot à vérifier sans perdre le reste de la phrase.
Lis une affiche d’Halloween mot à motColle une annonce en mandarin dans le Chinese Reader gratuit et touche les mots que tu veux vérifier.
Essaie par toi-mêmeHalloween et l’autre saison des fantômes à Taïwan
Citrouilles, costumes et bonbons peuvent rappeler au visiteur une autre période liée aux esprits à Taïwan. Le Mois des fantômes est une tradition distincte. Il suit le calendrier lunaire, tombe généralement à la fin de l’été et comporte des rites dans les temples et les communautés plutôt que des jeux de déguisement. Le Festival des fantômes de Keelung en est un exemple connu. Les deux occasions peuvent t’apprendre le mot « fantôme », mais elles n’ont ni le même sens, ni la même date, ni les mêmes activités.
Cette distinction rend aussi le vocabulaire de l’article plus honnête. Les mots ci-dessus décrivent les célébrations modernes d’octobre que tu pourrais voir dans un quartier commerçant de Taipei. Ils ne forment pas un glossaire des rites religieux et ne prétendent pas expliquer toutes les façons dont les habitants de Taïwan envisagent les esprits ou les ancêtres.
Pour retenir ces mots, garde une seule scène en tête plutôt que d’essayer d’apprendre les vingt-quatre cartes ce soir. Imagine un seau-citrouille, une question posée à un ami sur son costume, puis une pause pour regarder le défilé. Dis les trois phrases correspondantes une fois sans regarder. Demain, change un détail. C’est le même petit trajet, de la situation à la phrase retrouvée, que dans notre guide pour penser en chinois. Au prochain Halloween, tu auras mieux qu’une liste : tu auras quelque chose à dire quand la rue se remplira.