Merry Mandarin 4.4 : plus de 62 000 mots au dictionnaire et quatre nouvelles langues d'Asie de l'Est
Septembre remet en question plus d’habitudes d’étude que n’importe quel autre mois. L’été casse la routine, et la première semaine de la rentrée, c’est le moment où pas mal d’apprenants la reconstruisent, ou laissent le chinois de côté pour un semestre de plus sans vraiment l’avoir décidé. On a choisi précisément ce moment pour sortir la 4.4, “Rentrée scolaire, Asie de l’Est”, parce que ses deux volets pointent vers le même problème : un dictionnaire assez grand pour qu’on puisse vraiment s’en servir, et une appli qui parle enfin les langues de quatre pays juste à côté de la Chine.
Le dictionnaire : de 15 000 à plus de 62 000 entrées
Ce n’est pas un import en masse. Le dictionnaire de Merry Mandarin est fait maison, construit entrée par entrée, et cet agrandissement a suivi la même règle que les 15 000 premiers mots : chaque nouvelle entrée reçoit de vraies phrases d’exemple, les collocations dans lesquelles on l’emploie réellement et, quand ça compte, une note sur le mot avec lequel on la confond. CC-CEDICT est toujours là quelque part, mais seulement comme filet de sécurité pour le mot rare que personne n’a encore rédigé, le même rôle qu’il a toujours eu. Ce que les 47 000 entrées supplémentaires t’apportent vraiment, c’est la possibilité d’ouvrir un vrai article d’actualité ou de suivre une conversation non scénarisée sans caler dès le premier mot absent du manuel.
Quatre nouvelles langues pour l’Asie de l’Est
Le changement le plus important, c’est à qui l’appli s’adresse vraiment maintenant. Le japonais, le vietnamien, l’indonésien et le tagalog rejoignent l’anglais, l’allemand, le français, l’espagnol et le portugais au rang de langues d’interface à part entière. Pas un menu traduit plaqué sur une appli qui resterait anglaise en dessous : chaque écran, chaque consigne de leçon et le dictionnaire lui-même fonctionnent désormais nativement dans les quatre langues.
Ces quatre pays sont juste à côté de la Chine, et chacun compte des millions de personnes qui ont dû apprendre le mandarin en passant d’abord par une autre langue, en général l’anglais. Supprimer cette étape supplémentaire compte plus qu’on ne le croirait : un locuteur vietnamien qui apprend que 猫 veut dire “chat” n’a plus besoin de passer par l’anglais pour y arriver, et les phrases d’exemple et les notes sur les mots confondus dont on parlait plus haut sont elles aussi rédigées nativement dans les quatre langues, pas seulement l’habillage du menu autour.
Un dictionnaire n'est utile que dans la mesure où la langue qui l'explique l'est aussi. Quatre nouvelles langues, ça veut dire quatre couches de traduction en moins entre un apprenant et le mot qu'il essaie vraiment de comprendre.
Pourquoi ça, et pourquoi maintenant
Aucun des deux volets de cette version ne fait une belle capture d’écran. Un dictionnaire plus grand et quatre langues d’interface en plus, ce n’est pas le genre de chose qu’on met en avant dans une fiche d’app store. Mais c’est justement ce travail peu glorieux qui décide si une appli reste utile une fois qu’on a dépassé le niveau débutant, là où les mots deviennent moins courants et où les explications doivent enfin être dans une langue que le lecteur pense vraiment. Si tu es en train de remettre ta routine sur les rails ce mois-ci, notre feuille de route sur 90 jours reste le plan qu’on te conseille, et si tu t’es déjà demandé pourquoi la file de révision se comporte comme elle le fait, l’algorithme derrière n’a pas changé dans cette version. Il s’explique juste maintenant dans quatre langues de plus.
Passe à la 4.4 pour tout avoir. Bon retour.